
Je suis tellement né, j’ai tant péri
Revêtu de mes semblants intouchables
J’ai fait cendres des hôtes innombrables
Dans le faux sacrifice de ma vie.
Mais vous, si vrais, quand par mon art barbare
Vos yeux laissent voleter dans mes flammes
De ces regards imparfaits laissant l’âme
Regretter ses impossibles départs
Je pleure la forêt, les fleurs, les bêtes
Humbles outils d’un vouloir magnifique
Ôtés à la matière, aux poétiques
Et à vos rêveries insatisfaites.
Octobre 2003

