
Voyez, je vole ! Je vole porté par mes rires d’enfant
Dans les champs formidables de tous les commencements.
Que n’ai-
J’aurais abandonné l’aube de mes pensées aux cieux.
Puis les éléments, dans leur imprévisible vouloir
Me l’auraient rendue sous la forme bénie du savoir.
Au lieu de cela, j’ai cru aux hasards de l’aptitude
Et promené longtemps mes regrets, ma lourde habitude
Dans ce corps assiégé par sa béate pesanteur.
Aimable confort qui m’a vanté tes paisibles heures
Sais-
Retient l’écho des rêves dans le silence azuré ?
Juillet 2002

