
Ton âme est un espace clair
Où mes chevaux heureux et beaux
Vont ainsi qu’astres virginaux
Ainsi que purs vœux, pur éther
Saisir l’aube de tes pensées
L’éveil de notre éternité.
Sous tes pas, ta terre est ma terre.
Elle vit comme poussière instruite
Racontant nos folles poursuites
Nos fracas, nos sottes misères.
Je sais de bien tristes asiles
Envieux de nos rondes fertiles.
Entends-
Émondeur des affreux sourcils
De l’hiver vaincu et roidi
Ces chants monter du sol ardent ?
Eux, de nos secrets les diseurs
Bourgeons accomplis du bonheur.
Octobre 2003

